Note 2 — C.-A. SAINTE-BEUVE
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Note 2: (retour) Rien ne saurait mieux donner idée du degré de défaveur que la réputation de Boileau encourait à un certain moment, que de voir dans l'excellent recueil intitulé l'Esprit des Journaux (mars 1785, page 243) le passage suivant d'un article sur l'Épître en vers, adressé de Montpellier aux rédacteurs du journal; ce passage, à mon sens, par son incidence même et son hasard tout naturel, exprime mieux l'état de l'opinion courante que ne le ferait un jugement formel: «Boileau, est-il dit, qui vint ensuite (après Regnier), mit dans ce qu'il écrivit en ce genre la raison en vers harmonieux et pleins d'images: c'est du plus célèbre poëte de ce siècle que nous avons emprunté ce jugement sur les Épîtres de Boileau, parce qu'une infinité de personnes dont l'autorité n'est point à mépriser, affectant aujourd'hui d'en juger plus défavorablement, nous avons craint, en nous élevant contre leur opinion, de mettre nos erreurs à la place des leurs.» Que de précautions pour oser louer!