← Table of contents
Poésies de Charles d'Orléans

Note (retour) — PAR J. MARIE GUICHARD.

Reading edition

La ballade de la page 130 (Je meurs de soif aupres de la fontaine), signée par Villon et adressée à Charles d'Orléans, est une espèce de jeu d'esprit où toute l'invention de l'auteur consistait à fondre et à ajuster dans le même vers deux pensées opposées l'une à l'autre; ces contrastes plus ou moins ingénieux, cherchés avec effort, embarrassent sensiblement l'allure franche et aventureuse de Villon, et se plient d'ailleurs avec peine à la forme rhythmique. La ballade de la page 124, qui a pour épigraphe un vers de Virgile, et les deux suivantes41, ne portent pas de nom d'auteur dans les manuscrits; mais elles sont aussi de Villon, qui termine la dernière par ces mots: Vostre povre escolier françoys, qualité qu'il a prise plusieurs fois dans ses vers42. Ces trois ballades, qui ont été insérées par M. Prompsault dans son édition des oeuvres de Villon, furent écrites à l'occasion de la naissance de la princesse Marie, fille de Charles le Téméraire, et petite-fille du duc Charles de Bourbon43. A la page 336, nous lisons un rondel d'Olivier de la Marche; nous préférons assurément un chapitre de ses Mémoires. Le rondel de la page 337, signé George, a été attribué par quelques critiques à George Chastelain.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings