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Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 3

Note 93 — Chapter XXXI · KRATYLUS.

Reading edition

M. Destutt de Tracy insists upon the emotional initiative force, as deeper and more efficacious than the intellectual, in the first formation of language.

“Dans l’origine du langage d’action, un seul geste dit — je veux cela, ou je vous montre cela, ou je vous demande secours; un seul cri dit, je vous appelle, ou je souffre, ou je suis content, &c.; mais sans distinguer aucune des idées qui composent ses propositions. Ce n’est point par le détail, mais par les masses, que, commencent toutes nos expressions, ainsi que toutes nos connaissances. Si quelques langages possèdent des signes propres à exprimer des idées isolées, ce n’est donc que par l’effet de la décomposition qui s’est opérée dans ces langages; et ces signes, ou noms propres d’idées, ne sont, pour ainsi dire, que des débris, des fragmens, ou du moins des émanations de ceux qui d’abord exprimaient, bien ou mal, les propositions tout entières.” (Destutt de Tracy, Grammaire, ch. i. p. 23, ed. 1825; see also the Idéologie of the same author, ch. xvi. p. 215.)

M. Renan enunciates in the most explicit terms this comparison of the formation of language to the growth and development of a germ:— “Les langues doivent êtres comparées, non au cristal qui se forme par agglomération autour d’un noyau, mais au germe qui se développe par sa force intime, et par l’appel nécessaire de ses parties”. (De l’Origine du Langage, ch. iii. p. 101; also ch. iv. pp. 115-117.)

The theory of M. Renan, in this ingenious treatise, is, that language is the product of “la raison spontanée, la raison populaire,” without reflexion. “La reflexion n’y peut rien: les langues sont sorties toutes faites du moule même de l’esprit humain, comme Minerve du cerveau de Jupiter.” “Maintenant que la raison réfléchie a remplacé l’instinct créateur, à peine le génie suffit-il pour analyser ce que les l’esprit des premiers hommes enfanta de toutes pièces, et sans y songer” (pp. 98-99). This theory appears to me very doubtful; as much as there is proved in it, is stated in a good passage cited by M. Renan from Will. von Humboldt (pp. 106-107). But there are two remarks to be made, in comparing it with the Kratylus of Plato. 1. That the hypothesis of a philosopher “qui compose un langage de sang-froid,” which appears absurd to Turgot and M. Renan (p. 92), did not appear absurd to Plato, but on the contrary as the only sure source of what is good and right in language. 2. That Plato, in the Kratylus, takes account only of naming, and not of the grammatical structure of language, which M. Renan considers the essential part (p. 106: compare also pp. 208-209). Grammar, with its established analogies, does not seem to have been present to Plato’s mind as an object of reflexion; there existed none in his day.

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