Note 28 — Chapter XXXI · KRATYLUS.
Reading edition
When Plato asserts not only that Objects are absolute and not relative to any Subject — but that the agencies or properties of Objects are also absolute — he carries the doctrine farther than modern defenders of the absolute. M. Cousin, in the eighth and ninth Lectures of his Cours d’Hist. de la Philosophie Morale au 18me Siècle, lays down the contrary, maintaining that objects and essences alone are absolute, though unknowable; but that their agencies are relative and knowable.
“Nous savons qu’il exists quelque chose hors de nous, parceque nous ne pouvons expliquer nos perceptions sans les rattacher à des causes distinctes de nous mêmes: nous savons de plus que ces causes, dont nous ne connaissons pas d’ailleurs l’essence, produisent les effets les plus variables, les plus divers, et même les plus contraires, selon qu’elles rencontrent telle nature ou telle disposition du sujet. Mais savons-nous quelque chose de plus? et même, vu le caractère indéterminé des causes que nous concevons dans les corps, y-a-t-il quelque chose de plus à savoir? Y-a-t-il lieu de nous enquérir si nous percevons les choses telles qu’elles sont? Non, évidemment.… Je ne dis pas que le problème est insoluble: je dis qu’il est absurde, et renferme une contradiction. Nous ne savons pas ce que ces causes sont en elles-mêmes, et la raison nous défend de chercher à les connaître: mais il est bien évident à priori qu’elles ne sont pas en elles-mêmes ce qu’elles sont par rapport à nous, puisque la présence du sujet modifie nécessairement leur action. Supprimez tout sujet sentant, il est certain que ces causes agiraient encore, puisqu’elles continueraient d’exister: mais elles agiraient autrement; elles seraient encore des qualités et des propriétés, mais qui ne ressembleraient à rien de ce que nous connaissons. Le feu ne manifesterait plus aucune des propriétés que nous lui connaissons: que serait-il? C’est ce que nous ne saurons jamais. C’est d’ailleurs peut-être un problème qui ne répugne pas seulement à la nature de notre esprit mais à l’essence même des choses. Quand même en effet on supprimerait par la pensée tous les sujets sentants, il faudrait encore admettre que nul corps ne manifesterait ses propriétés autrement qu’en relation avec un sujet quelconque, et dans ce cas ses propriétés ne seraient encore que relatives: en sorte qu’il me paraît fort raisonnable d’admettre que les propriétés déterminées des corps n’existent pas indépendamment d’un sujet quelconque.” (2de Partie, 8me Leçon, pp. 216-218, ed. Danton et Vacherot, Bruxelles, 1841.)