Note 47 — Chapter XXVIII · THEÆTETUS.
Reading edition
In that distinction, upon which Aristotle lays so much stress, between Actus and Potentia, he declares Actus or actuality to be the Prius — Potentia or potentiality to be the Posterius. See Metaphysica, Θ. 8, 1049, b. 5 seqq.; De Animâ, ii. 4, 415, a. 17. The Potential is a derivative from the Actual — derived by comparison, abstraction, and logical analysis: a Mental concept, helping us to describe, arrange, and reason about, the multifarious acts of sense or consciousness — but not an anterior generating reality.
Turgot observes (Œuvres, vol. iii. pp. 108-110; Article in the Encyclopédie, Existence):—
“Le premier fondement de la notion de l’existence est la conscience de notre propre sensation, et le sentiment du moi qui résulte de cette conscience. La relation nécessaire entre l’être appercevant, et l’être apperçu considéré hors du moi, suppose dans les deux termes la même réalité. Il y a dans l’un et dans l’autre un fondement de cette relation, que l’homme, s’il avoit un langage, pourroit désigner par le nom commun d’existence ou de présence: car ces deux notions ne seroient point encore distinguées l’une de l’autre.…
“Mais il est très-important d’observer que ni la simple sensation des objets présens, ni la peinture que fait l’imagination des objets absens, ni le simple rapport de distance ou d’activité réciproque, commun aux uns et aux autres, ne sont précisément la chose que l’esprit voudroit désigner par le nom général d’existence; c’est le fondement même de ces rapports, supposé commun au moi, à l’objet vu et à l’objet simplement distant, sur lequel tombe véritablement et le nom d’existence et notre affirmation, lorsque nous disons qu’une chose existe. Ce fondement n’est ni ne peut être connu immédiatement, et ne nous est indiqué que par les rapports différents qui le supposent: nous nous en formons cependant une espèce d’idée que nous tirons par voie d’abstraction du témoignage que la conscience nous rend de nous-mêmes et de notre sensation actuelle: c’est-à-dire, que nous transportons en quelque sorte cette conscience du moi sur les objets extérieurs, par une espèce d’assimilation vague, démentie aussitôt par la séparation de tout ce qui caractérise le moi, mais qui ne suffit pas moins pour devenir le fondement d’une abstraction ou d’un signe commun, et pour être l’objet de nos jugemens.”