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Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 3

Note 36 — Chapter XXVI · PHÆDRUS — SYMPOSION.

Reading edition

Porphyry, Vit. Plotini, 23.

Plato’s way of combining, in these two dialogues — so as to pass by an easy thread of association from one to the other — subjects which appear to us unconnected and even discordant, is certainly remarkable. We have to recognise material differences in the turn of imagination, as between different persons and ages. The following remark of Professor Mohl, respecting the Persian lyric poet Hafiz, illustrates this point. “Au reste, quand même nous serions mieux renseignés sur sa vie, il resterait toujours pour nous le singulier spectacle d’un homme qui tantôt célèbre l’absorption de l’âme dans l’essence de Dieu, tantôt chante le vin et l’amour, sans grossièreté, il est vrai, mais avec un laisser aller et un naturel qui exclut toute idée de symbolisme — et qui généralement glisse de l’une dans l’autre de ces deux manières de sentir, qui nous paraissent si différentes, sans s’apercevoir lui-même qu’il change de sujet. Les Orientaux ont cherché la solution de cette difficulté dans une interprétation mystique de toutes ses poésies; mais les textes s’y refusent. Des critiques modernes ont voulu l’expliquer en supposant une hypocrisie de l’auteur, qui lui aurait fait mêler une certaine dose de piété mystique, à ses vers plus légers, pour les faire passer: mais ce calcul parait étranger à la nature de l’homme. Je crois qu’il faut trouver le mot de l’énigme dans l’état général des esprits et de la culture de son temps: et la difficulté pour nous est seulement de nous réprésenter assez vivement l’état des esprits en Perse à cette époque, et la nature de l’influence que le Soufisme y exerçait depuis des siècles sur toutes les classes cultivées de la nation.” — Mohl (Rapport Annuel à la Société Asiatique, 1861, p. 89.)

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