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Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 2

Note 69 — Chapter XXV · PHÆDON.

Reading edition

Seneca, Epistol.

About this disposition, manifested by many philosophers, and in a particular manner by Plato, to “embrace logical phantoms as real causes,” I transcribe a good passage from Malebranche.

“Je me sens encore extrêmement porté à dire que cette colonne est dure par sa nature; ou bien que les petits liens dont sont composés les corps durs, sont des atômes, dont les parties ne se peuvent diviser, comme étant les parties essentieles et dernières des corps — et qui sont essentiellement crochues ou branchues.

Mais je reconnois franchement, que ce n’est point expliquer la difficulté; et que, quittant les préoccupations et les illusions de mes sens, j’aurais tort de recourir à une forme abstraite, et d’embrasser un fantôme de logique pour la cause que je cherche. Je veux dire, que j’aurois tort de conçevoir, comme quelque chose de réel et de distinct, l’idée vague de nature et d’essence, qui n’exprime que ce que l’on sait: et de prendre ainsi une forme abstraite et universelle, comme une cause physique d’un effet très réel. Car il y a deux choses dont je ne saurais trop défier. La première est, l’impression de mes sens: et l’autre est, la facilité que j’ai de prendre les natures abstraites et les idées générales de logique, pour celles qui sont réelles et particulières: et je me souviens d’avoir été plusieurs fois séduit par ces deux principes d’erreur.” (Malebranche — Recherche de la Vérité, vol. iii., liv. vi., ch. 8, p. 245, ed. 1772.)

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