Note 29 — Chapter XX · LYSIS.
Reading edition
Turgot has some excellent remarks on the hopelessness of such problems as that which Plato propounds, here well as in other dialogues, to find definitions of common and vague terms.
We read in his article Etymologie, in the Encyclopédie (vol. iii. pp. 70-72 of his Œuvres Complets):
“Qu’on se répresente la foule des acceptions du mot esprit, depuis son sens primitif spiritus, haleine, jusqu’à ceux qu’on lui donne dans la chimie, dans la littérature, dans la jurisprudence, esprit acide, esprit de Montaigne, esprit des loix, &c. — qu’on essaie d’extraire de toutes ces acceptions une idée qui soit commune à toutes — on verra s’évanouir tous les caractères qui distinguent l’esprit de toute autre chose, dans quelque sens qu’on le prenne.... La multitude et l’incompatibilité des acceptions du mot esprit, sont telles, que personne n’a été tenté de les comprendre toutes dans une seule définition, et de définir l’esprit en général. Mais le vice de cette méthode n’est pas moins réel lorsqu’il n’est pas assez sensible pour empêcher qu’on ne la suive.
“A mesure que le nombre et la diversité des acceptions diminue, l’absurdité s’affoiblit: et quand elle disparoit, il reste encore l’erreur. J’ose dire, que presque toutes les définitions où l’on annonce qu’on va définir les choses dans le sens le plus général, ont ce défaut, et ne définissent véritablement rien: parceque leurs auteurs, en voulant renfermer toutes les acceptions d’un mot, ont entrepris une chose impossible: je veux dire, de rassembler sous une seule idée générale des idées très différentes entre elles, et qu’un même nom n’a jamais pu désigner que successivement, en cessant en quelque sorte d’être le même mot.”
See also the remarks of Mr. John Stuart Mill on the same subject. System of Logic, Book IV. chap. 4, s. 5.