Note 70 — Chapter VIII · PLATONIC COMPOSITIONS GENERALLY.
Reading edition
Νόμος πάντων βασιλεύς (Herodot. iii. 38). It will be seen from Herodotus, as well as elsewhere, that the idea really intended to be expressed by the word Νόμος is much larger than what is now commonly understood by Law. It is equivalent to that which Epiktêtus calls τὸ δόγμα — πανταχοῦ ἀνίκητον τὸ δόγμα (Epiktet. iii. 16). It includes what is meant by τὸ νόμιμον (Xenoph. Memor. iv. 4, 13-24), τὰ νόμιμα, τὰ νομιζόμενα, τα πάτρια, τὰ νόμαια, including both positive morality, and social æsthetical precepts, as well as civil or political, and even personal habits, such as that of abstinence from spitting or wiping the nose (Xenoph. Cyrop. viii. 8, 8-10). The case which Herodotus quotes to illustrate his general thesis is the different treatment which, among different nations, is considered dutiful and respectful towards senior relatives and the corpses of deceased relatives; which matters come under τἄγραπτα κἀσφαλῆ Θεῶν Νόμιμα (Soph. Antig. 440) — of immemorial antiquity; —
Οὐ γάρ τι νῦν γε κἀχθὲς ἀλλ’ ἀεί ποτε Ζῇ ταῦτα, κοὐδεὶς οἶδεν ἐξ’ ὅτου’ φάνη.
Νόμος and ἐπιτήδευμα run together in Plato’s mind, dictating every hour’s proceeding of the citizen through life (Leges, vii. 807-808-823).
We find Plato, in the Leges, which represents the altered tone and compressive orthodoxy of his old age, extolling the simple goodness (εὐήθεια) of our early forefathers, who believed implicitly all that was told them, and were not clever enough to raise doubts, ὥσπερ τανῦν (Legg. iii. 679, 680). Plato dwells much upon the danger of permitting any innovation on the fixed modes of song and dance (Legg. v. 727, vii. 797-800), and forbids it under heavy penalties. He says that the lawgiver both can consecrate common talk, and ought to consecrate it — καθιερῶσαι τὴν φήμην (Legg. 838), the dicta of Νόμος Βασιλεύς.
Pascal describes, in forcible terms, the wide-spread authority of Νόμος Βασιλεύς:—“Il ne faut pas se méconnaître, nous sommes automates autant qu’esprit: et delà vient que l’instrument, par lequel la persuasion se fait, n’est pas la seule démonstration. Combien y a-t-il peu de choses démontrées! Les preuves ne convainquent que l’esprit. La coutume fait nos preuves les plus fortes et les plus crues: elle incline l’automate, qui entraîne l’esprit sans qu’il y pense. Qui a démontré qu’il sera demain jour, et que nous mourrons — et qu’y a-t-il de plus cru? C’est donc la coutume qui nous en persuade, c’est elle qui fait tant de Chrétiens, c’est elle qui fait les Turcs les Paiens, les métiers, les soldats, &c. Enfin, il faut avoir recours à elle quand une fois l’esprit a vu où est la vérité, afin de nous abreuver et nous teindre de cette créance, qui nous échappe à toute heure; car d’en avoir toujours les preuves présentes, c’est trop d’affaire. Il faut acquérir une créance plus facile, qui est celle de l’habitude, qui, sans violence, sans art, sans argument, nous fait croire les choses, et incline toutes nos puissances à cette croyance, en sorte que notre âme y tombe naturellement. Quand on ne croit que par la force de la conviction, et que l’automate est incliné à croire le contraire, ce n’est pas assez.” (Pascal, Pensées, ch. xi. p. 237, ed. Louandre, Paris, 1854.)
Herein Pascal coincides with Montaigne, of whom he often speaks harshly enough: “Comme de vray nous n’avons aultre mire de la vérité et de la raison, que l’exemple et idée des opinions et usances du païs où nous sommes: là est tousiours la parfaicte religion, la parfaicte police, parfaict et accomply usage de toutes choses.” (Essais de Montaigne, liv. i. ch. 30.) Compare the same train of thought in Descartes (Discours sur la Méthode, pp. 132-139, ed. Cousin).