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Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 1

Note 63 — Chapter VIII · PLATONIC COMPOSITIONS GENERALLY.

Reading edition

Plato, Theætet. 187 C. ἐὰν γὰρ οὕτω δρῶμεν, δυοῖν θάτερον — ἢ εὑρήσομεν ἐφ’ ὃ ἐρχόμεθα, ἢ ἧττον οἰησόμεθα εἰδέναι ὃ μηδαμῇ ἴσμεν· καίτοι οὐκ ἂν εἴη μεμπτὸς ὁ τοιοῦτος. Bonitz (in his Platonische Studien, pp. 8, 9, 74, 76, &c.) is one of the few critics who deprecate the confidence and boldness with which recent scholars have ascribed to Plato affirmative opinions and systematic purpose which he does not directly announce. Bonitz vindicates the separate value and separate locus standi of the negative process in Plato’s estimation, particularly in the example of the Theætêtus. Susemihl, in the preface to his second part, has controverted these views of Bonitz — in my judgment without any success.

The following observations of recent French scholars are just, though they imply too much the assumption that there is always some affirmative jewel wrapped up in Plato’s complicated folds. M. Egger observes (Histoire de la Critique chez les Grecs, Paris, 1849, p. 84, ch. ii. sect. 4):

“La philosophie de Platon n’offre pas, en général, un ensemble de parties très rigoureusement liées entre elles. D’abord, il ne l’expose que sous forme dialoguée: et dans ses dialogues, où il ne prend jamais de rôle personnel, on ne voit pas clairement auquel des interlocuteurs il a confié la défense de ses propres opinions. Parmi ces interlocuteurs, Socrate lui-même, le plus naturel et le plus ordinaire interprète de la pensée de son disciple, use fort souvent des libertés de cette forme toute dramatique, pour se jouer dans les distinctions subtiles, pour exagérer certains arguments, pour couper court à une discussion embarrassante, au moyen de quelque plaisanterie, et pour se retirer d’un débat sans conclure; en un mot, il a — ou, ce qui est plus vrai, Platon a, sous son nom — des opinions de circonstance et des ruses de dialectique, à travers lesquelles il est souvent difficile de retrouver le fond sérieux de sa doctrine. Heureusement ces difficultés ne touchent pas aux principes généraux du Platonisme. La critique Platonicienne en particulier dans ce qu’elle a de plus original, et de plus élevé, se rattache à la grande théorie des idées et de la réminiscence. On la retrouve exposée dans plusieurs dialogues avec une clarté qui ne permet ni le doute ni l’incertitude.”

I may also cite the following remarks made by M. Vacherot (Histoire Critique de l’École d’Alexandrie, vol. ii. p. 1, Pt. ii. Bk. ii. ch. i.) after his instructive analysis of the doctrines of Plotinus. I think the words are as much applicable to Plato as to Plotinus: the rather, as Plato never speaks in his own name, Plotinus always:—“Combien faut-il prendre garde d’ajouter à la pensée du philosophe, et de lui prêter un arrangement artificiel! Ce génie, plein d’enthousiasme et de fougue, n’a jamais connu ni mesure ni plan: jamais il ne s’est astreint à developper régulièrement une théorie, ni à exposer avec suite un ensemble de théories, de manière à en former un système. Fort incertain dans sa marche, il prend, quitte, et reprend le même sujet, sans jamais paraître avoir dit son dernier mot; toujours il répand de vives et abondantes clartés sur les questions qu’il traite, mais rarement il les conduit à leur dernière et définitive solution; sa rapide pensée n’effleure pas seulement le sujet sur lequel elle passe, elle le pénétre et le creuse toujours, sans toutefois l’épuiser. Fort inégal dans ses allures, tantôt ce génie s’échappe en inspirations rapides et tumultueuses, tantôt il semble se traîner péniblement, et se perdre dans un dédale de subtiles abstractions, &c.”

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