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Plato and the Other Companions of Sokrates, 3rd ed. Volume 1

Note 106 — Chapter VIII · PLATONIC COMPOSITIONS GENERALLY.

Reading edition

Plato, Republic, iii. 394 D. Μαντεύομαι (says Glaukon) σκοπεῖσθαι σε, εἴτε παραδεξόμεθα τραγῳδίαν τε καὶ κωμῳδίαν εἰς τὴν πόλιν, εἴτε καὶ οὔ. Ἴσως (says Sokrates) καὶ πλείω ἔτι τούτων· οὐ γὰρ δὴ ἔγωγε πω οἶδα, ἀλλ’ ὅπῃ ἂν ὁ λόγος ὥσπερ πνεῦμα φέρῃ, ταύτῃ ἰτεον. Καὶ καλῶς γ’, ἔφη, λέγεις.

The Republic, from the second book to the close, is one of those Platonic compositions in which Sokrates is most expository.

We find a remarkable passage in Des Cartes, wherein that very self-working philosopher expresses his conviction that the longer he continued enquiring, the more his own mind would become armed for the better appreciation of truth — and in which he strongly protests against any barrier restraining the indefinite liberty of enquiry.

“Et encore qu’il y en ait peut-être d’aussi bien sensés parmi les Perses ou les Chinois que parmi nous, il me sembloit que le plus utile étoit, de me régler selon ceux avec lesquels j’aurois à vivre; et que, pour savoir quelles étoient véritablement leurs opinions, je devois plutôt prendre garde à ce qu’ils pratiquaient qu’à ce qu’ils disaient; non seulement à cause qu’en la corruption de nos mœurs, il y a peu de gens qui veuillent dire tout ce qu’ils croient — mais aussi à cause que plusieurs l’ignorent eux mêmes; car l’action de la pensée, par laquelle on croit une chose étant différente de celle par laquelle on connoit qu’on la croit, elles sont souvent l’une sans l’autre. Et entre plusieurs opinions également reçues, je ne choisissois que les plus modérées; tant à cause que ce sont toujours les plus commodes pour la pratique, et vraisemblablement les meilleures — tous excès ayans coutume d’être mauvais — comme aussi afin de me détourner moins du vrai chemin, en cas que je faillisse, que si, ayant choisi l’un des deux extrêmes, c’eût été l’autre qu’il eut fallu suivre.

“Et particulièrement, je mettois entre les excès toutes les promesses par lesquelles on retranche quelque chose de sa liberté; non que je désapprouvasse les lois, qui pour remédier à l’inconstance des esprits foibles, permettent, lorsqu’on a quelque bon dessein (ou même, pour la sureté du commerce, quelque dessein qui n’est qu’indifférent), qu’on fasse des vœux ou des contrats qui obligent à y persévérer: mais à cause que je ne voyois au monde aucune chose qui demeurât toujours en même état, et que comme pour mon particulier, je me promettois de perfectionner de plus en plus en mes jugemens, et non point de les rendre pires, j’eusse pensé commettre une grande faute contre le bon sens, si, parceque j’approuvois alors quelque chose, je me fusse obligé de la prendre pour bonne encore après, lorsqu’elle auroit peut-être cessé de l’être, ou que j’aurois cessé de l’estimer telle.” Discours de la Méthode, part iii. p. 147-148, Cousin edit.; p. 16, Simon edit.

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