Note 78 — Chapter VII · PLATONIC CANON AS APPRECIATED AND MODIFIED BY MODERN CRITICS.
Reading edition
I transcribe from the instructive work of M. Ernest Renan, Averroès et l’Averroïsme, a passage in which he deprecates the proceeding of critics who presume uniform consistency throughout the works of Aristotle, and make out their theory partly by forcible exegesis, partly by setting aside as spurious all those compositions which oppose them. The remark applies more forcibly to the dialogues or Plato, who is much less systematic than Aristotle:—
“On a combattu l’interprétation d’Ibn-Rosehd (Averroès), et soutenu que l’intellect actif n’est pour Aristote qu’une faculté de l’ame. L’intellect passif n’est alors que la faculté de recevoir les φαντάσματα: l’intellect actif n’est que l’induction s’exerçant sur les φαντάσματα et en tirant les idées générales. Ainsi l’on fait concorder la théorie exposée dans le troisième livre du Traité de l’Ame, avec celle des Seconds Analytiques, où Aristote semble réduire le rôle de la raison à l’induction généralisant les faits de la sensation. Certes, je ne me dissimule pas qu’Aristote paraît souvent envisager le νοῦς comme personnel à l’homme. Son attention constante à repéter que l’intellect est identique à l’intelligible, que l’intellect passe à l’acte quand il devient l’objet qu’il pense, est difficile à concilier avec l’hypothèse d’un intellect séparé de l’homme. Mais il est dangereux de faire ainsi coincider de force les différents aperçus des anciens. Les anciens philosophaient souvent sans se limiter dans un système, traitant le même sujet selon les points de vue qui s’offraient à eux, ou qui leur étaient offerts par les écoles antérieures, sans s’inquiéter des dissonances qui pouvaient exister entre ces divers tronçons de théorie. Il est puéril de chercher à les mettre d’accord avec eux-mêmes, quand eux-mêmes s’en sont peu souciés. Autant vaudrait, comme certains critiques Allemands, déclarer interpolés tous les passages que l’on ne peut concilier avec les autres. Ainsi, la théorie des Seconds Analytiques et celles du troisième livre de l’Ame, sans se contredire expressément, représentent deux aperçus profondément distincts et d’origine différente, sur le fait de l’intelligence.” (Averroès et l’Averroïsme, p. 96-98, Paris, 1852.)
There is also in Strümpell (Gesch. der Prakt. Phil. der Griech. vor Aristot. p. 200) a good passage to the same purpose as the above from M. Renan: disapproving this presumption, — that the doctrines of every ancient philosopher must of course be systematic and coherent with each other — as “a phantom of modern times”: and pointing out that both Plato and Aristotle founded their philosophy, not upon any one governing ἀρχὴ alone, from which exclusively consequences are deduced, but upon several distinct, co-ordinate, independent, points of view: each of which is by turns followed out, not always consistently with the others.