Note 10 — PRÉFACE VIE ET OPINIONS D’ARTHUR SCHOPENHAUER[1]
J. (Jean) Bourdeau translation
Schopenhauer, interprète éloquent des idées bouddhistes, nous offre un remarquable exemple de l’affinité étrange qu’il y a entre la spéculation hindoue et la spéculation allemande : « A proprement parler, dit M. Taine, dans son essai sur le bouddhisme, les Hindous sont les seuls qui, avec les Allemands, aient le génie métaphysique ; les Grecs, si subtils, sont timides et mesurés à côté d’eux ; et l’on peut dire, sans exagération, que c’est seulement sur les bords du Gange et de la Sprée que l’esprit humain s’est attaqué au fond et à la substance des choses. Peu importe l’absurdité des conséquences, ils ont posé les questions suprêmes, et personne, hors d’eux, n’a même conçu qu’on pût les poser. »