Note 5 — VI L’affaire Sarrail
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Ce sont, bien entendu, des fabricants européens : anglais, allemands — peut-être d’autres encore ! — qui fournissent armes et munitions à Soltan-el-Attrache.
Partis de plusieurs ports occidentaux, Hambourg notamment, de petits bâtiments vont aborder sur des côtes qu’ils savent non surveillées : en Tripolitaine, près de la frontière égyptienne et aussi dans le golfe Persique.
Débarquées sans encombre, les armes sont ensuite acheminées à dos de chameaux à travers les déserts jusqu’en Transjordanie. Elles sont vendues à des trafiquants indigènes qui les cèdent à leur tour aux Druses.
Et tout le monde trouve son compte dans cet honnête commerce qui ne pourrait évidemment s’exercer sans certaines complicités…