Note 74 — Chapter V · [71]
Reading edition
As I was preparing these sheets for press, I chanced on a passage in a novel of Champfleury's, in which one young student is encouraging another in his contest with these and other such evils;—the evils are in this passage accepted as necessities; the inevitable deadliness of the element is not seen, as it can hardly be except by those who live out of it. The encouragement, on such view, is good and right; the connection of the young etcher's power with his poverty is curiously illustrative of the statements in the text, and the whole passage, though long, is well worth such space as it will ask here, in our small print.
"Cependant," dit Thomas, "on a vu des peintres de talent qui étaient partis de Paris après avoir exposé de bons tableaux et qui s'en revenaient classiquement ennuyeux. C'est done la faute de l'enseignement de l'Académie."
"Bah!" dit Gérard, "rien n'arrête le développement d'un homme puisqu'il comprend l'art, pourquoi ne fait-il pas d'art?"
"Parce qu'il gagne à peu près sa vie en faisant du commerce."
"On dirait que tu ne veux pas me comprendre, toi qui as justement passé par là. Comment faisais-tu quand tu étais compositeur d'une imprimerie?"
"Le soir," dit Thomas, "et le matin en hiver, à partir de quatre heures, je faisais des études à la lampe pendant deux heures, jusqu'au moment où j'allais à l'atelier."
"Et tu ne vivais pas de la peinture?"
"Je ne gagnais pas un sou."
"Bon!" dit Gérard; "tu vois bien que tu faisais du commerce en dehors de l'art et que cependant tu étudiais. Quand tu es sorti de l'imprimerie comment as-tu vécu?"
"Je faisais cinq ou six petites aquarelles par jour, que je vendais, sous les arcades de l'Institut, six sous pièce."
"Et tu en vivais; c'est encore du commerce. Tu vois done que ni l'imprimerie, ni les petits dessins, à cinq sous, ni la privation, ni la misère ne t'ont empêché d'arriver."
"Je ne suis pas arrivé."
"N'importe, tu arriveras certainement. . . . Si tu veux d'autres exemples qui prouvent que la misère et les autres piéges tendus sous nos pas ne doivent rien arrêter, tu te rappelles bien ce pauvre garçon dont vous admiriez les eaux-fortes, que vous mettiez aussi haut que Rembrandt, et qui aurait été lion, disiez-vous, s'il n'avait tant souffert de la faim. Qu'a-t-il fait le jour où il lui est tombé un petit héritage du ciel?"
"Il est vrai," dit Thomas, embarrassé; "qu'il a perdu tout son sentiment."
"Ce n'etait pas cependant une de ces grosses fortunes qui tuent un homme, qui le rendent lourd, fier et insolent: il avait juste de quoi vivre, six cents francs de rentes, une fortune pour lui, qui vivait avec cinq francs par mois. Il a continué à travailler; mais ses eaux-fortes n'étaient plus supportables; tandis qu'avant, il vivait avec un morceau de pain et des légumes; alors il avait du talent. Cela, Thomas, doit te prouver que ni les mauvais enseignements, ni les influences, ni la misère, ni la faim, ni la maladie, ne peuvent corrompre une nature bien douée. Elle souffre; mais trouve moi un grand artiste qui n'ait pas souffert. Il n'y a pas un seul homme de dénie heureux depuis que l'humanité existe."
"J'ai envie," dit Thomas, "de te faire cadeau d'une jolie cravate."
"Pourquoi?" dit Gérard.
"Parce que tu as bien parlé."