Note (retour) — CHAPITRE VIII.491
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Voyant ce qu'ils m'avoient mandé, je leur escrivis, & m'achemine à Rouen avec tout mon équipage 496. Je leur monstre les articles, & comme Lieutenant de Monseigneur le Prince, que j'avois droict de commander en l'habitation, & à tous les hommes qui y seroient, fors & excepté au magazin où estoit leur premier Commis, qui demeuroit pour mon Lieutenant en mon absence. Que pour les descouvertes, ce s'estoit point à eux de me donner la loy: 324/980que je les faisois, quand je voyois l'occurence des temps propres à cet effect, comme j'avois fait par le passé. Que je n'estois pas obligé à plus que ce que les articles portoient, qui ne disoient rien de tout cela. Que pour le Sieur du Pont j'estois son amy, & que son aage me le feroit respecter comme mon père: mais de consentir qu'on luy donnast ce qui m'appartenoit par droict & raison, je ne le soufrirois point. Que les peines, risques, & fortunes de la vie que j'avois couru aux descouvertes des terres & peuples amenez à nostre cognoissance, dont ils en recevoient le bien, m'avoient acquis l'honneur que je possedois. Que le Sieur du Pont & moy ayans vescu par le passé en bonne amitié, je desirois y perseverer. Que je n'entendois point faire le voyage qu'avec la mesme auctorité que j'avois eue auparavant: autrement, que je protestois tous despens, dommages & interests contre eux à cause de mon retardement. Et sur cela, je leur presentay ceste lettre de sa Majesté.