Note (retour) — CHAPITRE VI.428
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Le 9 du mois d'Octobre nos Sauvages allans pour descouvrir, rencontrèrent unze Sauvages qu'ils prindrent prisonniers, à sçavoir 4. femmes, trois garçons, une fille, & trois hommes, qui alloient à la pesche de poisson, esloignez du fort des ennemis de 4 lieues. Or est à noter que l'un des chefs voyant ces prisonniers, coupa le doigt à une de ces pauvres femmes pour commencer leur supplice ordinaire. Sur quoy je survins sur ces entrefaites, & blasmay le Capitaine Hiroquet, luy representant que ce 259/915n'estoit l'acte d'un homme de guerre, comme il se disoit estre, de se porter cruel envers les femmes, qui n'ont defense aucune que les pleurs, lesquelles à cause de leur imbécillité & foiblesse, on doit traitter humainement. Mais au contraire qu'on jugeroit cet acte provenir d'un courage vil & brutal, & que s'il faisoit plus de ces cruautez, il ne me donneroit courage de les assister, ny favoriser en leur guerre449. A quoy il me répliqua pour toute response, que leurs ennemis les traittoient de mesme façon. Mais puis que ceste façon m'apportoit du desplaisir, il ne feroit plus rien aux femmes, mais bien aux hommes.