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Oeuvres Completes de Rollin Tome 1, Histoire Ancienne Tome 1

Note 276 — SECONDE PARTIE. (continued 2)

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Note 276:

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Plusieurs rejettent ce fait comme supposé. Pline ne manque pas d'observer la force du vinaigre, pour rompre des pierres et des rochers.

Saxa rumpit infusum, quæ non ruperit ignis antecedens

(lib. 23, c. 1). C'est pourquoi il appelle le vinaigre

succus rerum domitor

(lib. 33, cap. 2). Dion, en parlant du siége de la ville d'Éleuthère, dit qu'on en fit tomber les murailles par la force du vinaigre (lib. 36, pag. 8). Apparemment ce qui arrête ici est la difficulté, où Annibal dut être, de trouver dans ces montagnes la quantité de vinaigre nécessaire pour cette opération.

=Évidemment c'est en cela que consiste la difficulté: car on ne nie pas que le vinaigre ne décompose la pierre calcaire lorsqu'elle est calcinée par le feu: mais cette difficulté est insoluble. On a cru que cette fable est de l'invention de Tite-Live; je ne le pense pas. C'est probablement une de ces traditions populaires qui durent leur origine à l'étonnement dont la marche merveilleuse d'Annibal avait frappé tous les esprits. Polybe en effet reproche aux historiens d'Annibal, d'accueillir de ces traditions mensongères pour rendre leur narration plus attachante et plus dramatique (POLYB. III, c. 47, § 6). Appien lui-même ne dédaigne pas de rapporter cette fable (Bell. Annib. § 4). Il n'est donc pas surprenant que Tite-Live l'ait insérée dans son histoire.--L.

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