Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
Ce que l'on dit des cygnes, qu'ils ne chantent que quand ils sont près de mourir, et qu'alors ils chantent fort mélodieusement, n'est fondé de même que sur une erreur populaire 77, et cependant est employé non-seulement, Od. 3, l. 4. [ibi not. Mitscherlich.] par les poëtes, mais par les orateurs et même par les philosophes. O mutis quoque piscibus donatura cycni, si libeat, sonum, dit Horace en s'adressant à Melpomène. Cicéron compare l'admirable discours que Lib. 5, de Orat. n. 6. fit Crassus dans le sénat, peu de jours avant sa mort, à la voix mélodieuse d'un cygne mourant: Lib. 1, Tusc. Quæst. n. 73. illa tanquam cycnea fuit divini hominis vox et oratio. Et Socrate disait que les gens de bien devaient imiter les cygnes, qui, sentant, par un instinct secret et une sorte de divination, l'avantage qui se trouve dans la mort, meurent avec joie et en chantant: providentes quid in morte boni sit, cum cantu et voluptate moriuntur. J'ai cru que cette petite digression ne serait pas inutile pour les jeunes gens. Je reviens à mon sujet.