Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.
Reading edition
Herod. l. 2, cap. 158. Strab. l. 17, pag. 804. Plin. lib. 16, cap. 29. Diod. lib. 1, pag. 29. Le canal qui faisait la communication des deux mers, savoir de la mer Rouge et de la Méditerranée, doit trouver ici sa place, et n'est pas un des moindres avantages que le Nil procurait à l'Égypte. Sésostris, ou, selon d'autres, Psammitichus, fut le premier qui en forma le dessein, et qui commença l'ouvrage 64. Néchao, successeur du dernier, y employa des sommes immenses et un grand nombre de troupes. On dit que plus de six-vingt mille Égyptiens périrent dans cette entreprise. Il l'abandonna, effrayé par un oracle qui lui avait répondu que c'était ouvrir aux étrangers un chemin dans l'Égypte. L'entreprise fut recommencée par Darius, premier de ce nom; mais il la quitta aussi, parce qu'on lui dit que la mer Rouge, étant plus haute que l'Égypte, inonderait tout le pays 65. Enfin elle fut achevée sous les Ptolémées, qui, par le moyen des écluses, tenaient le canal ouvert ou fermé selon leurs besoins. Il commençait assez près du Delta 66, vers la ville de Bubaste. Il avait de largeur cent coudées 67, c'est-à-dire vingt-cinq toises, de sorte que deux bâtiments pouvaient y passer à l'aise; de profondeur, autant qu'il en faut pour porter les plus grands vaisseaux 68; et de longueur, plus de mille stades, c'est-à-dire plus de cinquante lieues 69. Ce canal était d'une grande utilité pour le commerce. Aujourd'hui il est presque entièrement comblé, et à peine en reste-t-il quelque vestige 70.