Note (retour) — PREMIÈRE PARTIE.
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Il n'y a point de pays dans le monde où la terre soit plus féconde qu'en Égypte; et c'est au Nil qu'elle doit sa fécondité 61. Car, au lieu que les autres fleuves emportent le suc des terres et les épuisent en les inondant, celui-ci, au contraire, par un heureux limon qu'il traîne avec lui, les engraisse et les fertilise de telle sorte, qu'il suffit pour réparer les forces que la moisson précédente leur a fait perdre. Le laboureur, dans ce pays-là, ne se fatigue point à tracer avec le soc de la charrue de pénibles sillons, ni à rompre les mottes de terre. Dès que le Nil est retiré, il n'a qu'à retourner la terre, en y mêlant un peu de sable pour en diminuer la force; après quoi il la sème sans peine, et presque sans frais. Deux mois après, elle est couverte de toutes sortes de grains et de légumes. On sème ordinairement dans les mois d'octobre et de novembre, à mesure que les eaux se sont écoulées, et on fait la moisson dans les mois de mars et d'avril.