Note 52 — PREMIÈRE PARTIE.
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Note 52:
(retour)
Dans la réalité, nous n'en savons pas plus à ce sujet que les anciens au temps d'Ératosthènes. Il reconnaissait deux affluents du Nil (STRAB. XVII, pag. 786), l'
Astaboras
, ou
Astosaba
(Tacazzé), et l'
Astapus
(Abawi): ces rivières entouraient l'île de Méroé avant de se jeter dans le Nil, qui est évidemment le
Bahr-el-Abyad
, ou rivière Blanche des modernes. Cette dernière descend des montagnes de
Dyre
et
Tegla
, qui paraissent faire partie des montagnes de la Lune, appelées par les Arabes
Djebel-al-Qamar
. C'est en effet le
vrai Nil
, quoi qu'en aient dit les jésuites portugais et Bruce. On a maintenant toute raison de croire, d'après quelques récits des Arabes, qu'il existe une communication entre cette rivière et le Niger ou Joliba (
Annales des Voyages
, tom. XVIII, p. 342).
La source que décrit ici Rollin est celle de l'Abawi, que les jésuites ont pris pour le Nil, de même que Bruce, qui n'était pas fâché de passer pour avoir fait le premier cette prétendue découverte.--L.