Note 36 — PREMIÈRE PARTIE.
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Note 36: (retour) Le procédé employé par les Égyptiens, et dont Rollin ne donne pas une idée assez précise, mérite bien d'être rapporté ici. Lorsque Ptolémée Philadelphe voulut faire transporter à Alexandrie un obélisque de 80 coudées (42 mètres 160 millim.), que le roi Nectanebis avait fait tailler autrefois, Callisthène dit qu'on creusa d'abord un canal qui, partant du Nil, allait passer sous l'obélisque qu'on voulait enlever. On construisit ensuite deux barques qu'on remplit de pierres dont la masse était double de celle de l'obélisque. Cette pesante charge les fit enfoncer dans l'eau assez profondément pour qu'elles pussent être conduites sous l'obélisque, qui se trouvait couché en travers du canal, ayant ses extrémités appuyées sur les deux bords. Ensuite on vida les bâtiments de toutes les pierres qu'ils contenaient. Dégagés de ce poids, ils soulevèrent nécessairement l'obélisque, qu'il fut aisé de conduire au lieu de sa destination (lib. 36, c. 9.). Ce procédé ingénieux, analogue à celui que nous employons pour remettre à flot les vaisseaux submergés, explique comment les Égyptiens ont pu transporter d'un bout de l'Égypte à l'autre d'énormes fardeaux, tels que les temples monolithes, ou d'une seule pierre.--L.