Note 84 — I ORTHOGRAPHE ÉTYMOLOGIQUE
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Voltaire n’a pas eu raison de dire que «notre langue s’est formée du latin en abrégeant les mots, parce que c’est le propre des barbares que d’abréger tous les mots.» Si notre langue n’a pas la plénitude de la poésie d’Homère et de l’éloquence cicéronienne, cette abréviation des mots, que la langue anglaise ne contracte pas moins, est une grande qualité, puisqu’elle répond au besoin d’exprimer vivement et énergiquement la pensée que saisit vivement l’intelligence toujours impatiente de l’auditeur. La poésie surtout s’accommode difficilement de mots qui ne sont pas monosyllabes ou dissyllabes, et ce vers de Racine: