Note 61 — I ORTHOGRAPHE ÉTYMOLOGIQUE
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«Quant à l’accent enclitique[‡] (sorte de trait d’union), disait Dolet en 1540, il n’est point recevable en la langue françoyse, combien qu’aulcuns soient d’aultre opinion. Lesquelz disent qu’il eschet en ces dictions, ie, tu, vous, nous, on, ton. La forme de cest accent est telle, ′: par ainsi ilz vouldroient estre escript en la sorte qui s’ensuyt: M’attenderai′ ie à vous? Feras′ tu cela? Quand aurons′ nous paix? Dict′ on tel cas de moy? Voirra′ lon iamais ces meschants puniz? Derechef ie t’aduise que cela est superflu en la langue françoyse et toutes aultres: car telz pronoms demeurent en leur vigueur, encores qu’ilz soient postposés à leurs verbes. Et qui plus est, l’accent enclitique ne conuient qu’en dictions indeclinables, comme sont en latin, ne, ve, q′, nam. Qu’ainsi soit, on n’escript point en latin en ceste forme: Feram′ ego id iniuriæ? Eris′ tu semper tam nullius consilij? Tiens donc pour seur que tel accent n’est propre aulcunement à nostre langue.»