Note 1 — L'ADORATION DES MAGES
Reading edition
Ce récit est, à n'en pas douter, de quelque Grec, placé entre l'influence des derniers sceptiques et la naissance de l'empirisme ou positivisme ancien qui fleurit aux premiers siècles de notre ère. On sait qu'en Perse, où vécut notre philosophe, même après que les rois-mages sassanides eurent restauré l'hégémonie nationale, on se flattait du titre de philhellène. Les Attiques, toutefois, un peu réduits sans doute au rôle d'amuseurs, sinon de bouffons, durent prendre en face de la Majesté despotique et religieuse, un goût du paradoxe qui est ici trop évident. Nous ne publierions point ce fragment si le singulier mélange qu'on y voit, d'une exactitude scrupuleuse de certains détails (confirmés par Pline, par Philostrate, etc.) et la vraisemblance des grands traits même (tel le Voyage des Dames Persanes), ne le réduisaient à la valeur d'un de ces divertissements oratoires d'érudits qui effleurent les plus hauts sujets sans les atteindre.