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Nouvelle géographie universelle (1/19)

Note (retour) — CHAPITRE XI

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Le commerce extérieur du Portugal a presque triplé depuis le milieu du siècle, grâce aux lignes de bateaux à vapeur qui fournissent à la navigation environ les deux tiers de son tonnage. Plus de la moitié de ces échanges se fait avec la Grande-Bretagne, pays qui naguère avait même un monopole presque complet du trafic extérieur de la Lusitanie. Il est facile de comprendre, même au point de vue géographique, cette grande influence de l'Angleterre sur le Portugal. Le littoral de ce dernier pays se trouve précisément sur le chemin qu'ont à suivre les navires anglais pour se rendre dans la Méditerranée, au Brésil, au cap de Bonne-Espérance, aux Indes; nul chemin de la mer n'est plus fréquemment pratiqué par leurs flottes. Porto, Lisbonne, sont pour eux des ports de relâche et de ravitaillement. Il était donc naturel que le commerce anglais, avec ses énormes débouchés, s'inféodât les producteurs du littoral portugais et tâchât de fortifier peu à peu son influence par des combinaisons politiques. L'aide que l'Angleterre fournit au Portugal pendant la guerre péninsulaire lui donna un prétexte plausible pour se poser presque en puissance suzeraine et protectrice, et souvent elle abusa de son rôle. Mais actuellement elle n'exerce de prépondérance que par la supériorité de son commerce, et si l'or anglais est le grand élément de circulation sur les marchés du Portugal, la raison en est aux achats si considérables de vins et de fruits de toute espèce qu'y font les négociants de Londres. Ils demandent chaque année des vins pour une cinquantaine de millions 221.

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