Note (retour) — CHAPITRE XI
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Du côté de la mer, les deux villes soeurs de Porto et de Gaya se prolongent par des faubourgs dans la direction de l'embouchure, qu'elles atteindront peut-être un jour, si les ressources locales continuent de se développer, et si des voies nouvelles, communiquant avec l'intérieur de l'Espagne, apportent au marché du bas Douro de plus grands éléments de commerce. Malheureusement l'entrée du fleuve est trop peu profonde, et, quand souffle le vent du large, elle est fort périlleuse d'accès. A mer basse, le seuil n'a guère plus de 4 mètres de profondeur; en outre, il n'a qu'une faible largeur et les rochers voisins mettent en péril les embarcations qui le franchissent. Enfin, même dans le fleuve, les navires de quatre à cinq cents tonneaux qui vont s'amarrer aux quais de Porto et de Gaya ont aussi à craindre un danger, celui des crues; après les grandes pluies, quand le fleuve gonflé s'exhausse dans son lit trop étroit, il arrive souvent que les câbles se brisent et que les ancres chassent sur le fond. C'est donc en dépit de grands désavantages que le port du Douro rivalise d'activité avec celui du Tage 210.