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Nouvelle géographie universelle (1/19)

Note (retour) — CHAPITRE X (continued 3)

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Les plateaux de l'intérieur de l'Espagne et les monts qui en forment le rebord s'abaissent du côté de la Méditerranée avec une déclivité rapide qui permet de changer de climat et d'horizon dans un petit nombre d'heures. Des âpres terres où le vent du nord apporte souvent les froidures, on descend dans les régions heureuses toujours réchauffées par le soleil. Au lieu de voir les eaux des rivières s'enfuir au loin vers l'Atlantique boréal, on aperçoit à ses pieds les flots resplendissants de la Méditerranée. Ces pentes tournées vers la mer d'Afrique, les plaines étroites qui s'étendent à leur base, les bastions de promontoires qui leur servent de point d'appui, constituent donc, par leur ensemble, une région naturelle tout à fait distincte du reste de l'Espagne. Il est vrai que les frontières administratives de Murcie et de Valence ne coïncident pas exactement avec les limites de la région naturelle; Murcie occupe une partie des plateaux qui appartiennent à l'Espagne centrale: d'autre part, la province aragonaise de Teruel empiète sur les vallées dont les eaux s'épanchent sur le territoire de Valence; mais, si l'on considère surtout la population, on reconnaît qu'elle s'est amassée dans le voisinage du littoral, tandis que les escarpements supérieurs sont presque déserts. La zone vivante des deux provinces est précisément indiquée par les traits du relief géographique 171.

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