← Table of contents
Nouvelle géographie universelle (1/19)

Note (retour) — CHAPITRE X (continued 2)

Reading edition

A l'occident du bassin de Málaga, arrosé par la rivière Guadalhorce, les âpres montagnes recommencent. Les chaînons se rapprochent, et dans la sierra de Tolox ou de las Nieves atteignent à une hauteur de près de 2,000 mètres; les vapeurs de la Méditerranée s'y déposent en neiges qui persistent pendant l'hiver. Le massif de Tolox est le nœud montagneux duquel divergent dans tous les sens les chaînons qui font de la pointe méridionale de l'Espagne comme un résumé de la Péninsule entière. La sierra Bermeja, qui se dirige au sud-ouest, continue de serrer la mer et d'en border la côte de promontoires abrupts; à l'ouest, la sauvage «serrania» de Ronda va se relier au massif de San Cristóbal, qui s'appuie lui-même sur de nombreux contre-forts; ses ramifications diverses, serpentant entre de petits bassins fluviaux, finissent par aller mourir aux caps méridionaux de l'Ibérie, à San Roque, Trafalgar, Tarifa. Quant à la roche de Gibraltar, qui se dresse si fièrement à la porte intérieure de la Méditerranée, c'est, au point de vue géologique, un véritable îlot; ses escarpements calcaires, portés par des bancs de schiste silurien, s'élèvent du milieu des eaux, et seulement une double plage apportée par les flots rattache le superbe promontoire au continent 163.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings