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Nouvelle géographie universelle (1/19)

Note (retour) — CHAPITRE VIII

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La grande plaine qui continue en apparence jusqu'à la base du mont Rose et du Viso la surface horizontale de l'Adriatique, entoure, comme la mer, des péninsules, des îles, et çà et là quelques archipels. A l'est et au sud-est de Turin, les collines tertiaires du Montferrat septentrional et de l'Astésan, ravinées dans tous les sens par d'innombrables ruisseaux, forment des massifs de cinq à sept cents mètres de hauteur, complétement séparés des Alpes de Ligurie et des Apennins par la dépression dans laquelle passe le Tanaro. A la base même des Alpes, les roches de Cavour et d'autres protubérances de granit, de gneiss, de porphyre, élèvent leurs coupoles ou leurs pyramides au-dessus des plaines nivelées par les eaux et régulièrement inclinées suivant le cours du Pô. 58 Au sud de la Piave, dans les campagnes vénitiennes, la gibbosité du Bosco Montello est également une masse tout à fait insulaire; même sur les bords du Pô, entre Pavie et Plaisance, on voit une colline de cailloux et de sables marins, fort riche en fossiles, portant le village et les vignobles de San Colombano. Enfin à l'orient du lac de Garde, plusieurs massifs volcaniques, flanqués de formations crétacées, surgissent du milieu de la plaine. Les cratères des monts Berici près de Vicence, et ceux des collines Euganéennes dans le voisinage de Padoue, ne vomissent plus de laves depuis une époque inconnue; mais les sources thermales et gazeuses qui coulent avec une extrême abondance des fissures du trachyte et du basalte témoignent de la grande activité qu'ont encore les foyers souterrains dans cette région de l'Italie. Dans les Alpes voisines, surtout aux environs de Bellune et de Bassano, les tremblements de terre sont très-fréquents, soit que le sol caverneux s'écroule et se tasse dans les profondeurs, soit aussi que le foyer caché des laves ait encore quelque ardeur.

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