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Nouvelle géographie universelle (1/19)

Note (retour) — CHAPITRE VIII (continued 4)

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Le Vésuve, comme tous les autres volcans, a son entourage d'eaux thermales et de vapeurs jaillissantes; mais il n'est point accompagné de cônes secondaires. Il faut aller jusqu'au centre, et même sur le versant oriental de la Péninsule, pour trouver un autre volcan: c'est le mont Vultur. Cette masse isolée et régulièrement conique est plus considérable que le Vésuve lui-même: elle le dépasse en hauteur de cime et en diamètre de base; mais il ne paraît pas que des éruptions y aient eu lieu depuis les temps historiques; le grand cratère, ouvert sur le flanc septentrional de la montagne, n'émet plus que de légers souffles d'acide carbonique, au bord de deux lacs emplissant le fond de l'entonnoir. Le mont Vultur s'élève sur le prolongement d'une ligne tirée d'Ischia au Vésuve, et c'est précisément sur la même ligne, et à moitié chemin des deux grandes montagnes, le Vésuve et le Vultur, que se trouve la source d'acide carbonique la plus abondante de l'Italie; elle jaillit du petit lac ou plutôt de la mare d'Ansanto ou du «Manque d'air», ainsi nommée à cause de ses gaz irrespirables. Le jet d'acide s'échappe d'une fente du sol avec un bruit strident, semblable à celui d'une cheminée de forge. Tout autour, la terre est couverte de débris d'insectes qui ont péri soudain en pénétrant dans la zone d'air mortel. Au bord du lac, les Romains avaient élevé un temple à «Junon Méphitique 103».

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