Note 146 — SERVITUDE VOLONTAIRE.
Reading edition
Tous les imprimés portent Erisichthone, et Coste, dans les premières éditions qu'il a données de la Servitude, n'avait pas mis de note en cet endroit, «n'ayant pu rendre raison de ce que veut dire ici La Boëtie.» Mais l'auteur de la traduction anglaise publiée en 1735 suppléa à cette lacune, et mit une longue note, dont la substance est que: «Callimaque, dans son hymne à Cérès, parle d'une corbeille qu'on supposait descendre du ciel, et qui était portée sur le soir dans le temple de cette déesse lorsqu'on célébrait sa fête. Suidas, sur le mot Κανηφὀροι, porteurs de corbeilles, dit que la cérémonie des corbeilles fut instituée sous le règne d'Érisichthon (sic), et c'est peut-être sur cela que La Boëtie s'est avisé de l'appeler Panier d'Erisichthone.» Métamorph. 6. Voy. Metra et aussi Callimaque, à qui Ovide a emprunté cette fable, hymne Ψ, 12.—A cette note M. J.-V. Leclerc a ajouté avec beaucoup de sagacité: «Il y a dans Suidas Ἐριχθονἰου βασιλεὐοντος, sous le règne d'Erichthonius. Il faut lire peut-être dans La Boëtie, leur panier d'Érichthone.» On voit que le doute du savant doyen de la Faculté des lettres était fondé, et qu'il avait restitué la bonne leçon dans sa note, mais il n'avait pas osé le faire dans le texte.