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Niccolò Machiavelli e i suoi tempi, vol. III

Note 557 — LIBRO SECONDO (continued 6)

Reading edition

Stefano Binet di Digione (Du Salut d'Origène, a pag. 359: Paris, 1629), racconta il sogno, senza citare alcuna autorità. Ecco le sue parole, riportate dal Bayle (2ª ediz.): «On arrive à ce détestable poinct d'honneur, où arriva Machiavel sur la fin de sa vie: car il eut cette illusion peu devant que rendre son esprit. Il vit un tas de pauvres gens, comme coquins, deschirez, affamez, contrefaits, fort mal en ordre et en assez petit nombre; on luy dit que c'estoient ceux de Paradis, desquels il estoit escrit: Beati pauperes, quoniam ipsorum est regnum coelorum. Ceux-ci estans retirez, on fit paroistre un nombre innombrable de personnages pleins de gravité et de majesté: on les voyoit comme un Sénat, où on traitoit d'affaires d'Estat, et fort serieuses: il entrevit Platon, Seneque, Plutarque, Tacite, et d'autres de cette qualité. Il demanda qui estoient ces messieurs-là si venerables; on lui dit que c'estoient les damnez, et que c'estoient des ames reprouvées du Ciel: Sapientia hujus soeculi inimica est Dei. Cela estant passé, on luy demanda desquels il vouloit estre. Il respondit qu'il aimoit beaucoup mieux estre en Enfer avec ces grands esprits, pour deviser avec eux des affaires d'Estat, que d'estre avec cette vermine de ces belistres qu'on luy avoit fait voir. Et à tant il mourut, et alla voir comme vont les affaires d'Estat de l'autre monde.»

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