Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Près d'expédier cette lettre, Napoléon se ravisa. Tenant à renforcer et à maîtriser le débat, en y jetant des arguments à sensation, il jugea inutile de l'envenimer par des paroles de colère adressées directement à son frère d'Autriche: «Il vaut mieux, dit-il, que les souverains ne s'écrivent pas que de s'écrire des injures 222.» Il supprima donc sa lettre, mais la communiqua en projet à MM. Maret et de Champagny, afin qu'ils en fissent le thème de leurs entretiens, le premier avec Bubna, le second avec Metternich, et qu'ils missent en œuvre tous les moyens de pression qu'elle contenait, menaces à la maison régnante, allusion à un total bouleversement de l'empire, recours confiant et superbe à l'intervention de la Russie.