Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Alexandre répondit par ses éternelles manifestations de sympathie et d'amitié envers l'ambassadeur: il aimait, disait-il, à lui ouvrir son cœur, à le laisser lire dans sa pensée, et cet épanchement semblait annoncer une confidence décisive, lorsque le Tsar s'arrêta en chemin et de nouveau se déroba: «Assurez l'empereur Napoléon, dit-il, que je n'ai d'autre vue que de m'accorder avec lui, mais je ne puis sacrifier les intérêts de mon empire. D'après cela, il est trop grand homme d'État pour ne pas savoir où doit s'arrêter le désir que j'ai de lui complaire 212.» Et il fut impossible de lui arracher quelque chose de plus net. Il demandait avant tout qu'on répondît à sa note, qu'on le rassurât sur l'objet de ses craintes; ceci fait, si les hostilités recommençaient, il seconderait Napoléon «en franc allié»; l'armée du prince Galitsyne, accrue, renforcée, agirait avec efficacité et vigueur.