Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Avec tact et précaution, Caulaincourt essayait de le ramener aux questions du jour: la plus grave et la plus pressante n'était-elle point la paix avec l'Autriche? Alexandre parlait alors de cette affaire, mais ses propos restaient vagues et parfois contradictoires. Tantôt il affirmait ne rien vouloir, ne rien ambitionner pour lui-même, se bornant à exprimer le vœu que «l'Autriche ne fût pas trop affaiblie et abîmée 208»; tantôt il disait s'en rapporter à l'Empereur «pour lui assigner la part comme le rang qui lui revenait 209». Au sujet de la Galicie, il se montrait à la fois inquiet et réservé, s'abstenait de préciser ses craintes ou ses désirs: Caulaincourt n'arrivait point à démêler si l'offre «d'un partage quelconque entre la Russie et le grand-duché rendrait la question plus abordable 210».