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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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«S'il y avait, disait-il, un empereur à la bonne foi duquel je puisse me fier, comme le grand-duc de Würtzbourg ou l'archiduc Charles, je rendrais toute la monarchie autrichienne et n'en retrancherais rien 199.» Bubna répondit que, si l'empereur François était persuadé de cette intention, il abandonnerait le trône à son frère; toutefois, en sujet fidèle, il crut devoir défendre son maître, dont il affirmait la droiture et les volontés pacifiques: «On ne me trompe pas deux fois», reprit Napoléon, et il rappela le passé: l'empereur François venant à son bivouac au lendemain d'Austerlitz, s'accusant, s'humiliant, protestant de son repentir, donnant sa parole d'homme et de souverain qu'il ne recommencerait plus la guerre; puis, moins de quatre ans après ce serment, se jetant avec toutes ses forces sur la France occupée en Espagne. À ces amers souvenirs, il se montait, s'exaltait; il en venait aux métaphores étonnantes et aux comparaisons extraordinaires: «Je veux avoir affaire à un homme qui ait assez de reconnaissance pour me laisser tranquille ma vie durant. Les lions et les éléphants ont souvent montré, dit-on, des preuves frappantes de la puissance de ce sentiment sur leur cœur. Il n'y a que votre maître qui n'en soit pas susceptible 200... Que l'Empereur cède le trône au grand-duc de Würtzbourg, je restitue tout à l'Autriche sans rien exiger 201.»

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