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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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L'Empereur ne se trouvait pas dans des dispositions sensiblement différentes. Sans doute, plutôt que de renoncer à affirmer et à consacrer sa victoire par d'éclatants avantages, il risquerait tout, pousserait son armée jusqu'au fond de l'Autriche; mais il souhaitait vraiment que cette extrémité lui fût épargnée. Autour de lui, il percevait nettement de sourds murmures et des malédictions à voix basse, il sentait croître la désaffection des siens, monter la haine des peuples. L'impatience le gagnait peu à peu de se montrer triomphant à sa capitale, qui avait un instant douté de sa fortune, et de ressaisir l'opinion par sa présence. Puis, ayant voulu tout étreindre à la fois, s'étant attiré de tous côtés des difficultés et des embarras, ayant violenté et séquestré le Pape, réuni Rome à l'Empire, à l'heure même où il luttait sur le Danube et laissait derrière lui l'Espagne en révolte, il avait hâte de finir avec l'Autriche, pour reprendre et terminer ses autres entreprises. Ce désir de brusquer un dénouement pacifique, il ne le dissimulait guère: devant Tchernitchef, revenu près de lui, il montrait sa répugnance pour une nouvelle campagne, et déclamant: «Du sang, disait-il, toujours du sang. Il y en a eu déjà trop de répandu... Et puis, ajoutait-il en changeant de ton et se livrant davantage, je voudrais m'en retourner à Paris 196.»

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