Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Arrivé à Vienne le 9 septembre, Bubna fut frappé des dispositions qu'il remarqua dans l'entourage impérial, chez tous les membres de l'état-major français. Ces vainqueurs étaient tristes; chez ces hommes grandis par la guerre, la lassitude de combattre devenait extrême, et il n'en était pas un seul qui n'eût envisagé avec douleur et dégoût une reprise de carnage. Établis dans la capitale ennemie, ils ne ressentaient point la joie et l'orgueil du triomphe, près de ces hauteurs d'Enzersdorf et de Wagram, où les attaques étaient «encore dessinées par les cadavres à demi ensevelis 194». À Vienne, dans cette ville remplie d'un appareil guerrier, encombrée de troupes, «étincelante de casques et de cuirasses 195», tout le monde aspirait à la paix, Autrichiens et Français. Pour arriver à l'Empereur, Bubna dut passer, pour ainsi dire, à travers une haie de maréchaux, de généraux, de dignitaires, qui souhaitaient bon succès à sa mission conciliatrice.