← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

Reading edition

L'empereur d'Autriche, il est vrai, n'espérait pas se rédimer entièrement à ce prix et désirait savoir, avant d'opter pour la guerre ou de se résigner à la paix, quel était sur tous les points le dernier mot du vainqueur. Pour le renseigner à ce sujet, il ne comptait plus sur sa mission d'Altenbourg; là, il lui paraissait que les plénipotentiaires n'avaient pas su imprimer au débat une allure régulière et suivie; comme Napoléon, François se plaignait de ses représentants: «Vos lettres, écrivait-il à Metternich, me font l'effet d'avoir la fièvre tierce: un jour, vous m'écrivez qu'il n'y a rien; le jour suivant, vous m'envoyez quelque chose qui a l'air d'être une ouverture, mais sur laquelle on ne peut prendre aucune détermination 193 .» Mal engagé, le débat risquait de se traîner indéfiniment, sans aboutir. Mais serait-il impossible, en s'adressant directement à Napoléon, par-dessus la tête de son plénipotentiaire, de pénétrer jusqu'à sa pensée intime et profonde? L'empereur François lui écrivit en personne, et chargea l'un de ses aides de camp, le général comte de Bubna, de porter sa lettre à Schœnbrünn. Il s'y bornait à protester contre toute exigence excessive; en conversation, Bubna devait aller plus loin, amener Napoléon, s'il se pouvait, à désigner une bonne fois et nominativement les territoires qu'il entendait retenir, à décliner la totalité de ses prétentions.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings