Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Ce fut dans ces dispositions que l'empereur François lut la lettre d'Alexandre apportée par Tchernitchef. Cette lettre, communiquée au préalable à Napoléon, était courte, polie, et toute de formules. Le Tsar conseillait discrètement la paix, émettait en faveur de cette solution un vœu platonique, s'excusait, vu la distance, de n'y pouvoir contribuer: «Il m'eût été bien consolant, disait-il, d'offrir mes bons offices et d'opérer une réunion d'intérêts et d'amitié entre l'Autriche, la France et la Russie 191.» Il affirmait ainsi ses sympathies pour l'intérêt autrichien, mais, par une habileté de rédaction, il ne le séparait point, dans l'expression de sa sollicitude, de l'intérêt français. De telles paroles prouvaient qu'il n'interviendrait pas en faveur des vaincus, non qu'il agirait contre eux avec plus d'efficacité; sa lettre n'était point pour fixer dans un sens ou dans l'autre les résolutions de l'Autriche.