Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Eugène se hâta de rapporter cette nouvelle aux Tuileries, où l'Empereur l'attendait, paraît-il, avec une extrême impatience. «Dès que le mot oui sortit de ma bouche, a dit le prince 357, je vis le grand homme se livrer à une joie tellement impétueuse et folle que j'en demeurai stupéfait.» Cette scène a été rapportée par Eugène en 1814, à Vienne, pendant le congrès, à la comtesse Edling, amie de Capo d'Istria, admiratrice fervente d'Alexandre, dont elle se crut un instant l'Égérie. Si l'on songe à la situation présente des deux interlocuteurs, au lieu et à la date de leur rencontre, on peut supposer que le récit a été fait ou transmis avec une exagération peu favorable au conquérant tombé. Néanmoins, nous ne ferons pas difficulté d'admettre que la satisfaction de l'Empereur ait été forte et exubérante. Elle était tout à la fois absolue et relative: l'union avec la fille des Habsbourg le grandissait encore, le légitimait presque aux yeux de l'Europe; d'autre part, il se sentait désormais assuré et garanti contre les suites du mauvais vouloir de la Russie.