Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Par là, elle a gagné premièrement d'assurer son intégrité et son repos; puis, elle s'est procuré peu à peu de fructueux avantages, et on l'a vue se fortifier et s'arrondir, alors que tout dépérissait ou succombait autour d'elle. Cette conduite n'offre-t-elle point un enseignement à méditer et un exemple à suivre? Sans doute, Metternich était loin de songer à un rapprochement sincère avec Napoléon; l'idée d'admettre comme définitivement acquises les conquêtes de la France, la forme nouvelle donnée à l'Europe, ne lui venait pas à l'esprit. Il estimait toutefois que l'Autriche, en s'unissant momentanément à l'Empereur, pourrait échapper aux conséquences de sa dernière défaite, éviter de nouvelles mutilations et se mettre à même d'attendre dans une position sûre, commode, avantageuse, l'heure de l'universelle trahison «et le jour de la délivrance commune 171»; c'était ce qu'il appelait «travailler au salut par des moyens plus doux 172». Imiter la Russie, avec l'arrière-pensée de prendre sa place dans les faveurs de Napoléon, tel était aujourd'hui son but, son espoir, et le rêve qu'il caressait eût été d'attacher son nom à un Tilsit autrichien.