Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Alexandre cita ce propos à Caulaincourt, comme un exemple «des mille difficultés qui passaient par la tête de sa mère 349». Pour le mieux convaincre du caractère insolite de cette négociation, où les plus futiles raisons se jetaient à la traverse des plus grands intérêts, il ne lui faisait grâce d'aucun détail et les lui énumérait tous dans un langage familièrement aimable, sur ce ton à la fois caressant et dégagé qui lui était habituel, employant des expressions vives, pittoresques, parfois risquées, excellant à manier notre langue, dont il possédait les finesses encore mieux que les règles. Si l'ambassadeur montrait quelque dépit de ces lenteurs, de ces hésitations prolongées, il s'impatientait plus fort que lui, s'irritait contre sa mère. À l'entendre, il fallait que son attachement à l'Empereur et à la France fût bien profond pour lui faire surmonter les dégoûts et les ennuis que lui causait cette affaire: «Si je réussis, disait-il, je vous assure que je croirai avoir fait la négociation la plus difficile, car ce ne sont pas des raisons que l'on a à combattre et auxquelles on en oppose d'autres; c'est un esprit de femme, et le plus déraisonnable de tous...»