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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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D'abord, elle avait mis en avant le jeune âge de la grande-duchesse; elle convenait que sa fille était nubile, «qu'il y en avait eu des marques prononcées, quoique légères», mais elle citait l'exemple des deux aînées, l'archiduchesse Palatine et la duchesse de Mecklembourg, toutes deux mortes pour avoir été mariées trop jeunes. Les jours suivants, la question d'âge avait paru la préoccuper moins, mais «elle s'était gendarmée à l'idée de marier sa fille à un prince divorcé». L'Église ne désapprouvait-elle point toute union de ce genre? Ce fut Caulaincourt qui suggéra au Tsar une réponse à cette objection: partageant l'erreur fort répandue d'après laquelle le lien formé entre Napoléon et Joséphine eût été purement civil, ignorant la procédure engagée devant l'officialité de Paris et la décision qui en avait été la suite, il déclara que le mariage n'avait point existé aux yeux de l'Église. Mais l'Impératrice mère n'était jamais à court d'arguments, parfois fort subtils; se plaçant désormais sur le terrain de la loi civile, elle fit observer que le code Napoléon ne permettait point à l'époux divorcé de se remarier avant deux ans; il fallut bien lui répondre que le code Napoléon assujettissait tout le monde en France, sauf son auteur 346. Puis, disait-elle, un mariage n'est pas chose qui se brusque et s'improvise; il faut y réfléchir mûrement et prendre son temps. Est-il besoin de se presser si fort pour arriver à une détermination puisque,--c'est l'empereur Alexandre lui-même qui l'affirme,--aucune parole n'est encore venue de Paris, et que l'on se borne à causer d'une éventualité?

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