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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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Les salons invoquaient d'ailleurs contre l'autre mariage des raisons directes, des raisons ou des préjugés. À Paris, l'Autriche était de meilleur ton que la Russie. Les membres de son ambassade figuraient plus dignement que leurs collègues du Nord; on les voyait davantage; ils semblaient plus du monde. Les Russes cherchaient à Paris leur amusement, sans se montrer très difficiles sur le choix de leurs plaisirs, plutôt qu'ils ne s'occupaient à garder un rang conforme à la majesté de leur cour: à part certaines exceptions, la colonie moscovite se distinguait par son luxe tapageur plutôt que par sa tenue 339 . Le prince Kourakine, malgré le faste qu'il déployait, malgré ses réceptions «aussi splendides qu'ennuyeuses 340 », n'avait point réussi à faire de sa maison un centre d'élégance et de bonne compagnie; ses faiblesses et ses ridicules étaient sujet de raillerie, il passait pour «le meilleur des hommes, mais le plus insignifiant des ambassadeurs 341 ». Quelle différence avec ce brillant comte de Metternich qui avait laissé à Paris les plus aimables souvenirs, qui s'y était fait, durant sa mission, des relations utiles, qui avait mis les femmes dans son parti et cherché dans le meilleur monde la plupart de ses bonnes fortunes! L'ancienne société française, à demi groupée autour du trône impérial, se sentait en affinité particulière de goûts et d'éducation avec cette aristocratie viennoise qui figurait à Paris, non seulement par ses représentants attitrés, mais par les princes et seigneurs d'Allemagne auxquels elle était apparentée. En comparaison, la Russie semblait loin de nous au moral comme au physique, par ses goûts, ses mœurs, et l'union avec une princesse de Moscou fût demeurée aux yeux du monde, en dépit de tout, un mariage exotique.

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