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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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Le lendemain, il est vrai, Tchernitchef devait pousser une pointe chez l'ennemi pour porter la lettre à l'empereur d'Autriche. Ne pouvant empêcher cette fugue, on chercha au moins, de notre côté, à éviter tout contact prolongé entre le Russe et les Autrichiens. Pour aller de Vienne à Dotis, Tchernitchef devait traverser Altenbourg. Pendant les quelques heures qu'il passa dans cette ville, Champagny s'empara de lui et le tint dans une douce captivité. Il lui dit «tout plein de belles phrases 188» pour l'empêcher de voir Metternich, et le pressa d'accélérer sa course. «M. de Tchernitchef, écrivait le ministre français à son maître, avait eu quelque envie de s'arrêter pour un bal que je donne dans ce moment. J'ai préféré qu'en se rendant à Dotis, il n'eût vu que moi. Il a déjeuné avec moi. Sa voiture est restée attelée à ma porte pendant une heure. Une prolongation de séjour l'aurait mis dans le cas de voir M. de Metternich, et on aurait pu dans le public soupçonner qu'il était chargé de quelque message secret pour ce ministre de l'empereur d'Autriche 189.» Par surcroît de précaution, Tchernitchef fut conduit jusqu'aux avant-postes ennemis sous une escorte de dragons français, chargée de faire autour de lui service d'honneur et bonne garde.

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