Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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En somme, sans qu'une majorité décisive se dessinât, d'importants suffrages s'étaient donnés à l'Autriche. Il est vrai que cet avantage pouvait être contre-balancé par un avis de haute portée: la voix de l'archichancelier Cambacérès s'éleva, comme celle même de la prudence, pour réclamer en faveur de la Russie. Cambacérès avait prévu que la puissance non élue deviendrait nécessairement ennemie. S'inspirant de cette donnée, il essaya de démontrer discrètement que le grand danger de l'avenir n'était point dans une reprise d'hostilités avec l'Autriche vaincue d'avance, mais dans une guerre au Nord, dans une rupture avec l'empire dont la force de résistance et les ressources demeuraient une redoutable inconnue, et ce grave avertissement, s'il ne parut pas impressionner immédiatement les assistants, semble à distance dominer le débat et définir la situation 332.