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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)

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Sur l'alliance de famille avec Napoléon, quel pouvait être son avis? À cet égard, Caulaincourt manquait de toute donnée précise; il en était réduit à interroger d'anciens souvenirs et des bruits de salon. En 1807, lorsqu'il avait été question d'elle-même, lorsque la rumeur publique l'avait fiancée à Napoléon, Catherine avait paru accepter d'un cœur ferme cette lourde et incomparable fortune. Plus tard, après les événements de 1808, après l'Espagne, elle serait revenue à ses préjugés de race contre l'usurpateur des couronnes. Un mot d'elle avait couru, mot caractéristique et bien russe: «J'aimerais mieux, eût-elle dit, être la femme d'un pope que souveraine d'un pays sous l'influence de la France 318.» Néanmoins, Alexandre ne paraissait pas mettre en doute que la réponse de Tver ne fût bonne, que sa sœur ne s'unît à lui pour entraîner leur mère. Seulement, il fallait laisser au courrier dépêché le temps de remettre son message et de rapporter la réponse. Conclusion: demande d'un nouveau délai de dix jours, s'ajoutant au premier; on était loin des quarante-huit heures de réflexion accordées par l'Empereur.

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